dfromparis, future shaper generation

Worldwide life of a parisian guy. Coups de coeurs, coups de gueule, des bons plans, de la hype, de la musique... et quelques questions existentielles aussi... Car au final, peut-on vivre sans amour?

jeudi 22 janvier 2009

Amnésie amnésique...

Phillippe "Say Goodbye": 

Existe-t-il une vertu de l'oubli? Cette question me trotte régulièrement dans la tête depuis que j'ai tenté d'y répondre lors de mon bac de philo il y a (maintenant) quelques années... Je ne me souviens plus vraiment dans le détail comment j'y ai répondu ni avec quelles références (je n'ai jamais revu ma copie), mais tout ce que je sais c'est que cela m'a valu une excellente note et qu'elle m'a bien sauvé la mise!

D'un point de vue pragmatique, on peut dire que c'est utile d'oublier. Ca nous permet de pouvoir passer à autre chose. De mettre de côté les choses négatives. Intellectuelles et physiques. De moins souffrir. De pouvoir recommencer. De ne pas voir peur. De mettre de côté certains préjugés. D'être plus léger. D'avancer, d'une certaine manière.

Mais d'un autre côté, c'est un peu lâche aussi, d'oublier. Très pratique. Egoïste. Car ne pas se souvenir, c'est une manière de ne pas assumer. Nos pensées, nos actes, que sais-je encore... si... comme prendre le risque d'oublier certains épisodes de l'Histoire peut s'avérer être dangereux, même. Vivre dans le déni peut rendre fou, aussi.

En fait, je ne pense pas qu'il existe une vertu de l'oubli. Au contraire, se souvenir, c'est le seul moyen de ne pas commettre les mêmes erreurs. Qu'à la vertu de l'oubli, j'opposerai plutôt le devoir de mémoire. C'est en tout cas la synthèse à laquelle je suis arrivé à la fin de mon exposé et que je partage toujours. Alors, pour bien faire, il faudrait peut-être oublier que l'on oublie. Ou même un peu mieux: il faudrait oublier que l'on oublie d'oublier, en fait. C'est mon côté un peu cartésien, ça. Quoi que...

Posté par dfromparis à 00:23 - Les hume heures - Commentaires [9] - Permalien [#]

Commentaires

    c'est vrai qu'oublier pour passer à autre chose ça reste le meilleur moyen pour avancer… (surtout pour les histoires d'amour)


    merde j'aurai pu écrire (presque) la même chose…

    Posté par Charl', jeudi 22 janvier 2009 à 11:28
  • > Charl'

    je ne suis (trop) pas d'accord... C'est avec la mémoire (ou le devoir de mémoire) qu'on avance le mieux, pas en oubliant, je pense...

    Posté par dfromparis, jeudi 22 janvier 2009 à 20:26
  • oui pardon… le devoir de mémoire pour l'histoire… biensur.

    (oublier, ou passer à autre chose, mettre de côté les choses négatives pour pouvoir recommencer, c'était surtout pour les histoires… d'amour en fait)

    Posté par Charl', jeudi 22 janvier 2009 à 20:44
  • Mosaïque

    By the way...

    Moi dont la profession repose sur le refus objectivé de l'oubli, je te dirai que ce n'est pas parce qu'on se souvient qu'on ne refait pas les mêmes erreurs, l'histoire est plein d'exemples qui le montrent. Ici, aileurs, hier, demain.

    Un devoir de mémoire ? Le mot devoir me gêne.

    Et la mémoire est partielle, voire partiale.

    La mémoire, c'est un ensemble. Oublier, ne pas oublier, se souvenir, préférer ne pas se souvenir, tout ceci encombre et empêche de vivre, parfois, souvent. La mémoire, c'est un peu notre Gemini Kriket (pas sûr de l'orthographe), le prurit de notre conscience, parfois, souvent.

    Trop de questions font de la mémoire un censeur austère.

    La mémoire, comme l'histoire, elle se vit, pour l'écrire, ensuite.

    Vis, mon ami, vis...

    Je t'embrasse comme je peux, et comme je pense à toi derrière ces mots. Une petite pensée pour te faire sourire, dans mon Itouch, pour ton numéro, j'ai une certaine photo en noir et blanc... Canapé... Do you see? ^^

    Posté par Yoyo, vendredi 23 janvier 2009 à 20:42
  • ça me rappelle...

    une chanson de Gainsbourg avec la grande Catherine: Souviens-toi de m'oublier... J'vais y penser
    Je te fais des bises cher Dfp.

    Posté par Ditom, vendredi 23 janvier 2009 à 23:55
  • > Yoyo

    Plusieurs réflexions:
    - C'est "devoir" oui, de se souvenir, "malheureusement". La conscience, paradoxalement, nous pousse à oublier, c'est donc une sorte de combat perpétuel.
    - "ce n'est pas parce qu'on se souvient qu'on ne refait pas les mêmes erreurs"? C'est qu'on est bête ou terriblement névrosé... ou masochiste.
    - "Trop de questions font de la mémoire un censeur austère": assez d'accord oui...

    Pour finir, je vous rassure cher ami: Je vis, vis, point d'inquiétude à avoir la dessus!

    Le bon bisou et le bon bientôt.

    PS: faites attention, ce N&B risque de faire jaser s'il venait à rencontrer des yeux non averti

    Posté par dfromparis, samedi 24 janvier 2009 à 00:40
  • > Ditom

    Oui, c'est un peu ça finalement
    La bonne bise aussi cher Ditom!

    Posté par dfromparis, samedi 24 janvier 2009 à 00:41
  • Moi aussi, au début, je voulais l'oublier, cet ex de malheur qui me détruisais le coeur. Mais finalement, c'est mieux de se souvenir:
    se souvenir combien il a été lâche, combien il m'a fait souffrir, combien il s'est moqué de moi.
    Me souvenir pour ne plus regretter les moments heureux de notre passé révolu!
    Tu es très lucide!
    Bisous!

    Posté par La marmotte, lundi 26 janvier 2009 à 00:53
  • Très sympa ce billet!

    Posté par Alerte à Liège, lundi 26 janvier 2009 à 10:11

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